A propos deBelgrade

Au confluent dela Save et du Danube, Belgrade est une des plus anciennes villesd’Europe. Elle est la capitale de laSerbie et compte environ 1.732.000 habitants (recensés en 2011). Elle revêtune importance capitale pour la circulation aussi bien routière queferroviaire, mais c’est également un port aérien et fluvial international,ainsi qu’un centre de télécommunication.

Belgrade étaitautrefois appelée Singidunum,

« la ville desSings », tribu dace qui vivait au IIIe siècle avant Jésus-Christ sur leterritoire des quartiers actuels de Zvezdara et Višnjica, avant d’êtrerepoussée par les Celtes… Belgrade ou « la ville blanche » a reçu sonappellation au VIe et VIIe siècle, avec l’arrivée des Slaves, alors que lespremiers témoignages écrits de la ville qui mentionnent le nom de« Belgrade » datent de 878…

Dans l’histoirede Belgrade, nombreux sont les peuples qui ont laissé leurs traces debâtisseurs et de destructeurs : les Celtes, l’empire romain et byzantin,la Hongrie médiévale, l’empire ottoman, la monarchie habsbourgeoise, les Serbeset les « Yougoslaves ». Son passé « invisible » resteencore à découvrir.

Complexe actuelde la Forteresse de Belgrade

La Forteresse deBelgrade qui témoigne du passé tumultueux de la ville, est constituéaujourd’hui de la Ville haute, de la Ville basse et du parc Kalemegdan qui,jusqu’au XIXe siècle, était une superficie déserte située au pied des muraillesdestinées à bloquer l’ennemi – d’où son nom turc « kale » quisignifie forteresse, et « megdan » qui signifie champ de battaille.

Belgrade estaussi un port au confluent de la Save et du Danube, que Constantin lePhilosophe décrit comme étant le fleuve mythique Pishon mentionné dans la Bible(Genèse 2,11), l’un des quatre fleuves de l’Eden. Le Danube charrie jusqu’àBelgrade l’inspiration de Strauss et l’esprit de l’Europe centrale*, tandis quela Save garde les secrets des pêcheurs et des bohêmes Deroko et Mika Alas.Aujourd’hui, Belgrade vit une époque nouvelle avec ses péniches et sesradeaux-restaurants*…

Grâce à sesponts, Belgrade n’est pas seulement liée aux Balkans ; elle s’élanceau-delà des eaux vers l’Europe centrale et devient une ville qui réunit lesexpériences de cultures différentes. Grâce à ses ponts, la ville s’étend versZemun et la région de Srem, vers Pančevo et la région de Banat…  

Belgrade estcomme un monument de la nature, dont la richesse verte est constituée des parcsde Kalemegdan, Tašmajdan, Avala, Topčider, Zvezdara, Košutnjak, Ada Ciganlija…La forêt d’immeubles, de gratte-ciel et de boulevards dissimule de véritablesréserves naturelles, telles le Jardin botanique ou l’île Veliko ratno ostrvo.

Belgrade –capitale de la culture des Balkans

Belgrade estcomme un pavillon d’art où se déroulent de grands festivals, le FEST, le BELEF,le BITEF, La Joie de l’Europe, le BEMUS, le Salon d’octobre, la Foire du livre,toutes ces manifestations de la création artistique internationale qui onttoujours signifié la vie pour Belgrade, quelles que soient les circonstancespolitiques et sociales.

Belgrade est aussi une ville chrétienne dans laquelle le seigneur Stefan Lazarević fait construire l’Eglise de Notre-Dame, en inscrivant dans sa charte : « À mon arrivée, je trouvai ici le plus bel endroit du monde, cette très grande ville de Belgrade, si souvent détruite et abandonnée. Je décidai d’édifier cette église et de la consacrer à la Sainte Vierge. »

Vivre à Belgradesignifie être amoureux en permanence, c’est vivre des aventures, des sorties,des rencontres et des séparations, le romantisme et le pathétisme, la passionet la jeunesse, l’impatience dans la circulation.

Belgrade est également un enchevêtrement de ruelles, de petites rues sombres et de galeries souterraines – lagumi*, de pavés et de macadam, de palissades et de maisonnettes – d’anciens espaces qui parfois ne sont pas appréciés autant qu’ils devraient l’être. On en trouve partout, nombreux sont ceux qui ne les aperçoivent même pas, ils sont cachés parmi les immeubles et les gratte-ciels, les boulevards et les parcs et nous rappellent que Belgrade a été autrefois non seulement une fortification, mais aussi un hameau, un bourg, une bourgade turque…